🤘 Caliban au Hellfest 2016 : la Warzone en état de choc 🔥

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À 18h35, le dimanche 19 juin 2016, je prends la direction de la Warzone pour photographier Caliban. Le groupe allemand arrive à Clisson en pleine tournée et transforme rapidement cette nouvelle Warzone en véritable terrain de jeu pour le metalcore.

Pour moi, en tant que Landes Photographe, cette couverture photographique représente exactement ce que j'aime retrouver dans un reportage de festival : une scène compacte, des musiciens en mouvement, un public totalement impliqué et une énergie qui se ressent immédiatement dans les images.

La Warzone 2016 a d'ailleurs été profondément réaménagée. Surélevée et redessinée autour d'un décor inspiré d'un univers carcéral, elle offre cette année-là une configuration particulièrement spectaculaire, avec une meilleure visibilité pour le public.

Caliban : le metalcore allemand prend possession de la Warzone

Originaire d'Allemagne, Caliban fait partie des formations européennes importantes de la scène metalcore.

Autour du chanteur Andreas Dörner, le groupe réunit alors Marc Görtz à la guitare, Denis Schmidt à la guitare, Marco Schaller à la basse et Patrick Grün à la batterie.

À Clisson, la formation arrive avec une réputation de groupe particulièrement efficace sur scène. Et très rapidement, cette réputation va se confirmer.

Le public de la Warzone ne tarde pas à répondre.

« Memorial » : une entrée en matière directe

Le concert commence avec Memorial.

Dès les premières secondes, je retrouve tous les ingrédients qui rendent un concert de metalcore particulièrement intéressant à photographier : mouvements rapides, changements de position, expressions intenses et interaction permanente avec le public.

Dans la fosse, les premiers mouvements apparaissent immédiatement.

Depuis le bord de scène, mon objectif cherche les instants où les musiciens se retrouvent dans les mêmes lignes de composition : Andreas Dörner face au public, les guitaristes en mouvement et la batterie de Patrick Grün en arrière-plan.

« Walk Alone » et « Love Song » : la machine Caliban se met en marche

Walk Alone puis Love Song prolongent cette entrée en matière.

La musique de Caliban repose sur une alternance entre puissance hardcore, passages mélodiques et refrains particulièrement efficaces. Cette construction offre de nombreuses possibilités photographiques.

Les moments calmes permettent de saisir les expressions et les regards. Puis, en quelques secondes, l'énergie remonte et transforme complètement la scène.

Pour moi, le défi consiste alors à anticiper ces changements plutôt qu'à simplement les suivre.

« Paralyzed » : le morceau qui fait mouche

Avec Paralyzed, la Warzone entre encore davantage dans le concert.

Le titre est l'un des morceaux les plus immédiatement identifiables de la période récente de Caliban et fonctionne particulièrement bien en festival.

Andreas Dörner joue pleinement son rôle de frontman et pousse le public à participer.

À ce moment-là, la frontière entre la scène et la fosse devient de plus en plus difficile à distinguer.

« Devil's Night » et « Inferno » : intensité maximale

Le groupe poursuit avec Devil's Night puis Inferno.

Le rythme du reportage photographique s'accélère lui aussi.

À la Warzone, je dois constamment composer avec les mouvements des musiciens, les éclairages, les changements de position et les réactions du public.

Caliban ne donne quasiment aucun temps mort.

Les guitares de Marc Görtz et Denis Schmidt occupent largement l'espace sonore tandis que Marco Schaller et Patrick Grün assurent une base rythmique particulièrement compacte.

« nebeL » : la dimension mélodique

Avec nebeL, Caliban montre une autre facette de son identité.

Derrière la puissance du metalcore, le groupe sait également installer des atmosphères plus mélodiques.

C'est également l'occasion pour moi de chercher des images différentes : moins de mouvement pur, davantage de regards, de silhouettes et de compositions centrées sur les expressions.

Cette alternance est importante dans un reportage : une série photographique réussie doit raconter les différentes dimensions du concert.

« Davy Jones » et « The Ocean's Heart »

Le concert se poursuit avec Davy Jones puis The Ocean's Heart.

La Warzone est désormais complètement engagée.

À cette heure de la journée, le site du Hellfest est déjà saturé de festivaliers et la nouvelle configuration de la scène offre une impression d'amphithéâtre particulièrement intéressante.

Le public se trouve littéralement intégré au spectacle.

Une setlist entre puissance et mélodie

La setlist principale de Caliban alterne plusieurs périodes et plusieurs approches du groupe.

Setlist

  1. Memorial
  2. Walk Alone
  3. Love Song
  4. Paralyzed
  5. Devil's Night
  6. Inferno
  7. nebeL
  8. Davy Jones
  9. The Ocean's Heart

Le rappel : la Warzone repart de plus belle

Après le set principal, Caliban revient pour un rappel particulièrement généreux.

Le groupe enchaîne alors :

  • King
  • Mein schwarzes Herz
  • We Are the Many
  • Sonne — reprise de Rammstein
  • Nothing Is Forever

Ce rappel permet à Caliban de replonger dans plusieurs périodes de son répertoire tout en offrant au public une reprise particulièrement attendue de Sonne, titre emblématique de Rammstein.

Pour un photographe, les rappels sont souvent intéressants car la fatigue du groupe disparaît derrière une forme de relâchement et d'abandon. Les musiciens savent que la dernière partie du concert est là pour laisser une dernière impression forte.

« Sonne » : Caliban rend hommage à Rammstein

Le passage par Sonne apporte une couleur particulière au concert.

Reprendre Rammstein à Clisson devant le public du Hellfest est évidemment un choix qui fonctionne particulièrement bien.

La puissance du morceau se prête naturellement à l'univers de Caliban et permet au groupe de proposer une séquence immédiatement reconnaissable.

Cette reprise devient aussi un moment intéressant dans la couverture photographique : elle permet de sortir temporairement du répertoire habituel du groupe tout en conservant son identité metalcore.

Une Warzone spectaculaire en 2016

Photographier Caliban en 2016, c'est également photographier une Warzone nouvelle génération.

Pour cette édition, la scène a été entièrement réaménagée et surélevée. Le décor, inspiré d'un environnement carcéral avec rouille, barbelés et miradors, donne au lieu une identité particulièrement forte. citeturn0search8

La configuration en hauteur permet également d'avoir davantage de profondeur dans les images.

Depuis le bord de scène, je peux travailler les musiciens mais aussi intégrer les structures de la Warzone et la masse du public.

C'est exactement ce que je recherche dans une couverture de festival : que l'image permette de reconnaître non seulement le groupe, mais aussi le lieu où le concert s'est déroulé.

Andreas Dörner : un frontman au contact du public

Au centre du dispositif, Andreas Dörner occupe pleinement son rôle de frontman.

Sa gestuelle et ses interventions avec le public offrent de nombreuses possibilités photographiques.

Pour moi, ces moments sont essentiels.

Une photographie de concert ne doit pas seulement montrer le musicien : elle doit aussi montrer l'énergie qu'il provoque.

La fosse comme deuxième scène

Pendant Caliban, la fosse devient presque une seconde scène.

Les circle pits tournent, les mouvements de foule se multiplient et les spectateurs participent directement à la construction du spectacle.

Je cherche alors à intégrer cette énergie dans mes images.

Un bras levé, un visage tourné vers la scène, un mouvement collectif ou une silhouette prise entre deux vagues de public peuvent parfois raconter davantage l'ambiance du concert qu'un simple portrait du chanteur.

C'est cette approche que j'aime privilégier dans mon travail de Landes Photographe.

Le metalcore comme matière photographique

Le metalcore est particulièrement intéressant pour la photographie live.

La musique repose sur des contrastes : passages lourds et moments mélodiques, chants agressifs et refrains fédérateurs, immobilité et explosions d'énergie.

Ces contrastes deviennent directement visibles dans les photographies.

Avec Caliban, je peux donc construire une série où les images alternent portraits serrés, compositions de groupe, silhouettes, plans larges et photographies intégrant la foule.

L'objectif est de restituer le concert comme une expérience et pas seulement comme une succession de portraits.

Une prestation généreuse et sans temps mort

Ce qui ressort de cette prestation, c'est l'engagement du groupe.

Caliban utilise parfaitement le format festival pour aller directement à l'essentiel.

La musique est compacte, la présence scénique est constante et le public est sollicité en permanence.

Pour moi, en tant que photographe, c'est exactement le type de prestation qui permet de constituer une série d'images très dynamique.

Le développement photographique sous Linux CachyOS

Après le reportage, je retrouve mon flux de travail habituel sous Linux CachyOS.

J'importe mes photographies avec Rapid Photo Downloader, puis je réalise le tri et la gestion de mes images dans digiKam.

Le traitement des photographies est ensuite effectué sous RapidRaw.

Je reste volontairement sur un flux simple : l'objectif est de sélectionner les images les plus fortes et de conserver l'énergie du live sans passer davantage de temps que nécessaire sur le processus technique.

Caliban au Hellfest : une couverture photographique sous haute tension

À 18h35, le 19 juin 2016, Caliban a transformé la Warzone du Hellfest OpenAir en véritable zone de turbulence.

Entre Memorial, Paralyzed, Inferno, The Ocean's Heart et un rappel terminé sur Sonne puis Nothing Is Forever, le groupe allemand a livré une prestation particulièrement énergique.

Mais ce que je retiens surtout de cette couverture photographique, c'est la relation entre le groupe et son public.

Andreas Dörner, Marc Görtz, Denis Schmidt, Marco Schaller et Patrick Grün ne se contentent pas de jouer leurs morceaux : ils participent à une véritable construction collective du concert.

La Warzone devient alors un espace où scène et fosse se répondent constamment.

Pour Landes Photographe, c'est précisément ce que j'aime raconter dans mes reportages : le groupe, la musique, le lieu et surtout l'énergie humaine qui fait qu'un concert n'existe qu'une seule fois.


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