Il est 15h50 à Clisson et le Hellfest OpenAir Festival 2016 est déjà lancé à pleine puissance. Sur la Mainstage 2, les Français de Mass Hysteria prennent possession de la scène pour un set de cinquante minutes qui va rapidement transformer la pelouse du Hellfest en immense terrain de jeu.
Pour Landes Photographe, cette couverture photographique est l'occasion de retrouver l'un des groupes majeurs du metal français dans l'un des plus importants festivals de metal d'Europe. À travers mes images, l'objectif est de restituer cette énergie particulière : les musiciens, les mouvements de foule, les échanges avec le public et cette intensité visuelle propre aux grands rendez-vous du metal.
Avec Mouss au chant, Yann Heurtaux et Frédéric Duquesne aux guitares et Raphaël Mercier à la batterie, Mass Hysteria arrive au Hellfest avec une formule particulièrement efficace sur scène.
Le groupe défend alors l'univers de Matière Noire, album sorti quelques mois auparavant, et dont plusieurs titres occupent une place importante dans la setlist du jour. Les morceaux récents côtoient des titres issus de périodes précédentes du groupe, offrant un condensé de ce qui fait l'identité de Mass Hysteria : metal, influences industrielles, énergie hardcore et volonté de créer une véritable communion avec le public.
Le concert est d'ailleurs présenté à l'époque comme l'un des rendez-vous français importants de cette première journée du Hellfest.
Dès les premières minutes, le public répond présent.
La lumière du jour rend évidemment le travail photographique très différent de celui d'un concert en salle. Il faut composer avec la luminosité naturelle, les contrastes et une scène beaucoup plus vaste. Mais cette configuration offre aussi une vision spectaculaire de la foule.
Depuis la scène, Mouss multiplie les interactions avec les festivaliers. Mass Hysteria ne se contente pas de jouer ses morceaux : le groupe cherche constamment à faire participer le public.
Plusieurs comptes rendus de cette journée soulignent notamment l'énergie exceptionnelle dégagée par la formation et l'importance prise par les mouvements de foule pendant le concert.
Pour un photographe, ces moments sont particulièrement intéressants : les images ne se limitent plus aux portraits des musiciens. Elles racontent également la relation entre la scène et les milliers de personnes qui lui font face.
Le concert démarre avec Chiens de la casse, premier titre d'une setlist qui va largement puiser dans Matière Noire.
La photographie de scène devient alors un véritable exercice de timing. Les mouvements de Mouss, les positions des guitaristes, les frappes de Raphaël Mercier et les réactions du public créent constamment de nouvelles compositions.
Le live de Mass Hysteria est particulièrement photogénique parce qu'il est en mouvement permanent.
Après Chiens de la casse, le groupe enchaîne avec Vae soli !, Vector equilibrium et World on Fire.
Le contraste entre les morceaux issus de Matière Noire et les titres plus anciens permet de parcourir plusieurs périodes de la carrière du groupe.
L'un des moments les plus spectaculaires du concert intervient autour de P4.
Comme cela arrive régulièrement lors des concerts de Mass Hysteria, Mouss décide de se rapprocher directement du public. Au Hellfest 2016, il descend au cœur du pit avec ses guitaristes, provoquant un énorme mouvement autour d'eux.
Pour Landes Photographe, c'est exactement le type de moment qui donne tout son intérêt à une couverture live : l'artiste ne reste plus simplement devant l'objectif, il devient partie intégrante du public.
Après Une somme de détails, Mass Hysteria interprète L'enfer des dieux.
Ce titre prend une dimension particulière dans le contexte de 2016. Le groupe l'inscrit dans un moment de recueillement en hommage aux victimes des attentats, notamment celles du Bataclan.
La puissance du morceau contraste alors avec une dimension beaucoup plus grave et émotionnelle.
Pour le photographe, cette alternance entre énergie brute et instants de concentration fait partie des particularités d'un concert de metal réussi : l'image doit savoir montrer aussi bien la démesure que les moments plus intimes.
Le concert repart ensuite vers une énergie toujours plus communicative avec Notre complot, puis Plus que du métal.
Ce dernier titre résume presque à lui seul l'état d'esprit du concert : Mass Hysteria revendique son appartenance à la scène française tout en démontrant qu'elle peut parfaitement tenir une Mainstage du Hellfest devant une foule immense.
La presse spécialisée décrit alors une prestation mêlant metal, hardcore et influences industrielles, portée par un public particulièrement réceptif.
Le concert s'achève avec Furia.
Et pour terminer, Mass Hysteria choisit de pousser encore un peu plus loin l'interaction avec la foule.
Le groupe lance un wall of death massif. La scène et le public semblent alors ne former qu'un seul mouvement.
Le wall of death devient même l'un des moments remarqués de cette première journée du Hellfest 2016.
Pour une couverture photographique, difficile d'imaginer conclusion plus spectaculaire : les musiciens sur scène, une foule en mouvement et une énergie qui dépasse largement le cadre de l'image.
Photographier Mass Hysteria à 15h50, en plein après-midi au Hellfest, impose une approche différente d'un concert nocturne.
Pas de noir profond de salle, pas de faisceaux artificiels isolant systématiquement les artistes : la lumière naturelle donne aux photographies une esthétique plus directe.
Le défi consiste alors à capter les gestes, les expressions et les déplacements au bon moment, tout en conservant la relation entre les artistes et le public.
Chez Landes Photographe, la couverture d'un concert ne consiste pas seulement à réaliser quelques portraits des musiciens. Il s'agit de raconter l'événement : montrer la scène, les artistes, le public, les mouvements de foule et l'atmosphère générale du festival.
Le Hellfest 2016 constitue la onzième édition du festival et se déroule du 17 au 19 juin à Clisson.
Cette édition réunit une programmation particulièrement dense autour des différentes familles du metal et des musiques extrêmes. Le vendredi 17 juin voit notamment se succéder Mass Hysteria, The Offspring, Dropkick Murphys, Turbonegro, Hatebreed, Anthrax, Rammstein, Volbeat et de nombreux autres groupes.
Le site accueille alors une impressionnante concentration de festivaliers et continue de développer son identité visuelle et scénographique. Cette année-là, la Warzone est notamment agrandie et réaménagée.
Dans ce contexte, la prestation de Mass Hysteria s'inscrit parfaitement dans l'identité du festival : une grande fête populaire autour du metal, avec une place importante donnée au spectacle et à la participation du public.
Ce qui ressort de cette prestation, c'est avant tout l'énergie.
Pendant cinquante minutes, Mass Hysteria transforme la Mainstage 2 du Hellfest en immense espace de communion entre le groupe et le public.
De Chiens de la casse à Furia, la setlist traverse plusieurs albums et plusieurs facettes du groupe. Les nouveaux titres de Matière Noire trouvent naturellement leur place aux côtés de morceaux plus anciens.
La présence de Mouss au milieu de la foule, les interventions de Yann Heurtaux et Frédéric Duquesne, la puissance de Raphaël Mercier derrière ses fûts et l'énergie collective donnent au concert une dimension particulièrement spectaculaire.
Après le reportage, les photographies sont intégrées à mon flux de travail habituel sous Linux CachyOS.
L'importation est réalisée avec Rapid Photo Downloader, puis les photographies sont triées et organisées dans digiKam. Le développement et le traitement des images sont ensuite réalisés sous Darktable.
Un flux volontairement simple et efficace, qui me permet de me concentrer sur la sélection des images et sur le rendu final du reportage.
Cette couverture de Mass Hysteria au Hellfest OpenAir Festival 2016 s'inscrit dans mon travail de photographie de concert et de festival.
Pour Landes Photographe, chaque live est une occasion de conserver une trace visuelle d'un moment qui ne se reproduira jamais exactement de la même manière.
À Clisson, le 17 juin 2016, Mass Hysteria a offert cinquante minutes de metal français particulièrement intenses. Entre les riffs, les cris, les mouvements de foule, le circle pit et le wall of death final, le groupe a pleinement joué son rôle de déclencheur d'énergie collective.
Un concert qui porte finalement parfaitement son nom : plus que du metal.