À peine la première journée du Hellfest OpenAir Festival 2016 est-elle lancée que la Mainstage 2 accueille déjà une véritable décharge de rock'n'roll. À 12h55, Nashville Pussy prend possession de la scène avec une recette qui ne demande ni détour ni explication : des guitares saturées, une basse qui cogne, une batterie massive et une attitude totalement décomplexée.
Pour Landes Photographe, cette couverture photographique est l'occasion de retrouver l'un des groupes les plus reconnaissables de la scène Dirty Rock and Roll américaine. Avec Blaine Cartwright au chant et à la guitare, Ruyter Suys à la guitare, Bonnie Buitrago à la basse et Jeremy Thompson à la batterie, Nashville Pussy transforme ce début d'après-midi en véritable fête rock.
Nashville Pussy ne fait pas dans la demi-mesure. Depuis ses débuts, le groupe américain cultive un mélange explosif de rock'n'roll, hard rock, southern rock, punk et influences psychobilly, avec une énergie scénique qui doit autant à l'attitude qu'aux riffs.
Au Hellfest, cette formule trouve naturellement son terrain de jeu. Le festival est encore relativement jeune dans cette première journée du vendredi 17 juin, mais la foule est déjà bien présente devant les scènes.
Et Nashville Pussy arrive avec un objectif évident : faire du bruit et faire bouger les festivaliers.
Le concert démarre avec Struttin' Cock.
Dès les premières secondes, la photographie de concert devient une question de timing. Les mouvements de Ruyter Suys, les interventions de Blaine Cartwright et la frappe de Jeremy Thompson donnent immédiatement matière à composer des images très dynamiques.
Le son est volontairement brut, la scène respire le rock américain et les attitudes des musiciens semblent conçues pour la photographie live.
Après l'introduction, Rub It to Death puis Wrong Side of a Gun maintiennent cette pression. Les guitares occupent l'espace et Ruyter Suys s'impose naturellement comme l'un des points forts visuels du concert.
Difficile de parler d'un concert de Nashville Pussy sans évoquer Ruyter Suys.
La guitariste possède une présence scénique immédiatement identifiable. Son jeu est physique, énergique et particulièrement photogénique. Chaque déplacement peut devenir une image : une guitare levée, un mouvement de cheveux, une posture face au public ou un moment d'échange avec Blaine Cartwright.
Pour un photographe de concert, ces instants sont précieux. Ils permettent de dépasser le simple portrait frontal et de raconter la performance elle-même.
Au fil de Pillbilly Blues, I'm So High et Up the Dosage, le groupe conserve cette énergie sans jamais donner l'impression de ralentir.
Avec Everybody's Fault but Mine, Nashville Pussy poursuit son offensive sonore.
Le morceau illustre parfaitement cette identité qui mélange rock'n'roll, hard rock et attitude punk. La scène devient un espace de mouvement permanent, tandis que le public commence lui aussi à réagir davantage.
À cette heure encore matinale pour une journée de festival qui s'annonce longue, Nashville Pussy réussit déjà à installer une véritable ambiance de concert.
Le groupe ralentit légèrement le tempo avec Can't You See, reprise du groupe américain The Marshall Tucker Band.
Cette reprise apporte une autre couleur au set et montre une facette plus sudiste du groupe. Elle s'intègre pourtant parfaitement à l'univers de Nashville Pussy, dont le rock puise largement dans les racines américaines.
Avec Go to Hell, la machine repart.
Le public retrouve immédiatement le côté frontal du groupe. Les photographies cherchent alors autant les expressions des musiciens que les réactions de la foule : mains levées, mouvements de tête, pogos et premiers signes de cette énergie collective qui caractérise les concerts du Hellfest.
La proximité entre les musiciens et le public donne au reportage une dimension très différente d'un concert de grande salle. Même sur une Mainstage, Nashville Pussy conserve cette impression de groupe capable de jouer dans un club surchauffé.
Pour terminer, Nashville Pussy choisit Go Motherfucker Go.
Le titre résume parfaitement l'esprit de cette prestation : direct, sauvage, bruyant et totalement assumé.
Le groupe quitte la scène après un set court mais particulièrement dense. En seulement dix titres, Nashville Pussy aura installé son univers sur la Mainstage 2 du Hellfest.
La setlist complète de la prestation est la suivante :
Photographier Nashville Pussy à 12h55 demande une approche différente d'un concert nocturne.
La lumière naturelle domine encore largement la scène. Il faut donc jouer avec les contrastes, les positions des musiciens et les arrière-plans du festival pour donner du relief aux images.
Mais cette lumière possède aussi un avantage : elle permet de travailler davantage les expressions et les détails. Les gestes de Ruyter Suys, les attitudes de Blaine Cartwright, la présence de Bonnie Buitrago et l'énergie de Jeremy Thompson peuvent être captés avec une grande précision.
Chez Landes Photographe, l'objectif d'un reportage live est de raconter le concert au-delà d'une succession de portraits. Les photographies doivent restituer l'énergie du groupe, l'ambiance de la scène et la relation avec le public.
Le Hellfest OpenAir Festival 2016 se déroule du 17 au 19 juin à Clisson et propose cette année-là une programmation particulièrement riche, réunissant metal, hardcore, punk, rock et de nombreuses déclinaisons des musiques extrêmes.
Nashville Pussy occupe une place intéressante dans cette programmation : le groupe apporte une dose de Dirty Rock and Roll et de rock américain au milieu d'une affiche dominée par le metal sous toutes ses formes.
Le vendredi 17 juin voit ainsi se succéder sur les différentes scènes des formations aussi diverses que Mass Hysteria, Hatebreed, The Offspring, Dropkick Murphys, Megadeth, Rammstein ou encore de nombreux groupes de metal extrême.
Dans ce contexte, Nashville Pussy joue parfaitement son rôle de groupe fédérateur : une musique immédiatement reconnaissable, une forte présence scénique et une capacité à faire réagir le public dès les premières heures de la journée.
Ce qui marque dans cette prestation, c'est la densité.
En quelques dizaines de minutes, Nashville Pussy déroule une succession de titres qui laissent peu de place au temps mort. Le groupe privilégie l'efficacité et l'énergie.
Blaine Cartwright, Ruyter Suys, Bonnie Buitrago et Jeremy Thompson forment un quatuor parfaitement adapté à la scène du Hellfest.
La guitare de Ruyter attire naturellement l'œil, la voix et la guitare de Blaine donnent le tempo, la basse de Bonnie renforce le mur sonore et la batterie de Jeremy apporte la puissance nécessaire pour propulser l'ensemble.
Pour le photographe, cette complémentarité crée une multitude de situations : regards croisés, mouvements, positions de jeu et interactions avec le public.
Après le reportage, les images sont intégrées à mon flux de travail habituel sous Linux CachyOS.
L'importation des photographies est réalisée avec Rapid Photo Downloader, puis la gestion et le tri des images sont effectués dans digiKam. Le développement photographique est ensuite réalisé avec RapidRaw.
Un processus volontairement simple et efficace, qui me permet de conserver l'essentiel de mon attention sur la sélection des images et sur la restitution de l'ambiance du concert.
À 12h55, le 17 juin 2016, Nashville Pussy a donné au Hellfest une bonne dose de rock'n'roll américain.
Entre Struttin' Cock, Rub It to Death, Wrong Side of a Gun, I'm So High, Up the Dosage, la reprise de Can't You See et le final Go Motherfucker Go, le groupe a livré un set aussi direct qu'efficace.
Et derrière l'objectif, cette prestation représente exactement ce que j'apprécie dans la photographie de concert : une énergie impossible à reproduire à l'identique, des instants qui ne durent qu'une fraction de seconde et la possibilité de transformer ces moments fugitifs en images.
Pour Landes Photographe, cette couverture de Nashville Pussy au Hellfest OpenAir 2016 constitue ainsi un nouveau témoignage photographique d'une journée particulièrement riche à Clisson.