Le jeudi 12 juillet 2012, Bordeaux avait rendez-vous avec lâun des groupes les plus emblĂ©matiques de la scĂšne pop punk canadienne. Ă 21h15, les murs de la Rock School Barbey vibraient sous les premiers accords de Sum 41, venu faire Ă©tape en Gironde dans le cadre de son Best Off Tour.
Cette date bordelaise avait quelque chose de particulier : loin des grandes scĂšnes de festivals et des arenas auxquelles le groupe pouvait prĂ©tendre, Sum 41 retrouvait lâatmosphĂšre directe dâune salle de concert. Lâannonce de cette tournĂ©e europĂ©enne avait confirmĂ© des passages Ă Strasbourg, Bordeaux et Toulouse, avant Bilbao et dâautres Ă©tapes europĂ©ennes.
Pour Landes Photographe, couvrir ce concert dans une salle aussi proche du public Ă©tait une formidable occasion de retrouver le groupe au plus prĂšs de la fosse. đžđ„
Depuis la fin des annĂ©es 1990, Sum 41 sâest construit une identitĂ© Ă part dans le paysage rock. Le groupe mĂ©lange lâefficacitĂ© du pop punk avec des influences de rock alternatif, metal alternatif, punk hardcore et hardcore mĂ©lodique.
En 2012, le groupe défend notamment Screaming Bloody Murder, son sixiÚme album studio, paru en 2011. Plusieurs titres de cet album figurent dans le concert bordelais : Reason to Believe, Screaming Bloody Murder, Skumfuk, Sick of Everyone et Back Where I Belong.
Mais ce concert nâest pas une simple tournĂ©e promotionnelle : le Best Off Tour assume pleinement son principe et revisite plusieurs pĂ©riodes de la carriĂšre du groupe.
DĂšs Reason to Believe, lâambiance monte dâun cran. La petite jauge de la Rock School Barbey favorise cette proximitĂ© qui fait toute la diffĂ©rence : les mouvements de la fosse, les cris et les refrains se transmettent immĂ©diatement jusquâĂ la scĂšne.
Deryck Whibley mÚne naturellement la soirée. Au chant et à la guitare, il porte le concert avec cette énergie nerveuse caractéristique de Sum 41.
à ses cÎtés :
Cette formation représente alors un visage particuliÚrement solide du groupe, avec Tom Thacker intégré depuis 2009 et Steve Jocz toujours derriÚre les fûts.
Le tour de force du concert est de faire cohabiter plusieurs générations de morceaux.
Motivation, In Too Deep, Over My Head (Better Off Dead), No Brains, A.N.I.C., The Hell Song, Still Waiting et évidemment Fat Lip ramÚnent le public aux grandes heures des débuts de Sum 41.
Ă lâinverse, Screaming Bloody Murder, Skumfuk et Sick of Everyone rappellent que le groupe a continuĂ© Ă faire Ă©voluer son Ă©criture vers des sonoritĂ©s plus sombres et plus lourdes.
Cette alternance donne au Best Off Tour toute sa raison dâĂȘtre : les fans peuvent chanter les classiques Ă pleins poumons tout en retrouvant les morceaux plus rĂ©cents.
La setlist bordelaise est particuliÚrement généreuse avec 21 titres dans le set principal et quatre morceaux en rappel.
AprĂšs Reason to Believe, Mr. Amsterdam et Motivation, le groupe enchaĂźne avec In Too Deep, Weâre All to Blame, Walking Disaster, Rhythms, Screaming Bloody Murder, Skumfuk, No Reason et Over My Head (Better Off Dead).
Puis arrivent No Brains, A.N.I.C., Sick of Everyone, Underclass Hero et Count Your Last Blessings.
La fin du set devient une succession dâhymnes : The Hell Song, Still Waiting, Fat Lip, Thanks for Nothing et Back Where I Belong.
Et ce nâest toujours pas terminĂ©âŠ
Cette setlist correspond Ă lâarchive du concert de la Rock School Barbey du 12 juillet 2012, qui identifie Ă©galement explicitement la tournĂ©e comme Best Off Tour.
Le rappel réserve notamment une belle surprise avec We Will Rock You de Queen. La reprise fonctionne parfaitement dans cette ambiance de salle : le public connaßt immédiatement le morceau et participe à cette grande communion rock.
Sum 41 revient ensuite à son propre répertoire avec My Direction, avant de conclure avec Pain for Pleasure.
Une maniĂšre idĂ©ale de terminer une soirĂ©e oĂč une grande partie de lâhistoire du groupe aura dĂ©filĂ© devant le public bordelais.
Photographier Sum 41 dans une salle aussi proche du public que la Rock School Barbey est trĂšs diffĂ©rent dâun reportage rĂ©alisĂ© sur une immense scĂšne de festival.
Ici, tout est question de proximitĂ© : les dĂ©placements de Deryck Whibley, les Ă©changes entre les guitaristes, les mouvements de Jason McCaslin, les coups de baguettes de Steve Jocz et les rĂ©actions de la fosse offrent une succession permanente dâinstants Ă saisir.
En tant que Landes Photographe, mon objectif Ă©tait de conserver cette Ă©nergie brute. Pas seulement photographier les musiciens, mais photographier le concert : la sueur, les regards, les gestes, les guitares, les lumiĂšres et cette sensation dâĂȘtre au cĆur du public lorsque tout le monde reprend les mĂȘmes refrains. đž
La Rock School Barbey occupe une place importante dans la vie musicale bordelaise. Cette salle est depuis longtemps un lieu de découverte et de diffusion des musiques actuelles.
Pour un groupe de la dimension de Sum 41, y jouer en 2012 permettait de retrouver quelque chose de plus direct et plus physique que les grandes scĂšnes.
Lâagenda bordelais de lâĂ©poque annonçait le concert Ă 21h00, tandis que mon relevĂ© photographique situe le dĂ©but de ma couverture Ă 21h15. Cette prĂ©cision permet de distinguer lâhoraire annoncĂ© de la prise de vue effective du reportage.
La date bordelaise sâinscrivait dans une tournĂ©e europĂ©enne dense : aprĂšs Coventry, Tilburg et Strasbourg, Sum 41 arrivait Ă Bordeaux le 12 juillet, avant Bilbao, Toulouse et le Festival de NĂźmes.
Bordeaux reprĂ©sentait donc une Ă©tape particuliĂšre, entre plusieurs concerts europĂ©ens et de grandes apparitions en festival. Pour les fans girondins, lâoccasion Ă©tait rare de voir Sum 41 dans un cadre aussi proche.
Comme pour mes autres reportages musicaux, je privilégie une chaßne de travail simple, fiable et efficace.
Les photographies sont importées avec RapidPhoto Downloader, puis organisées, cataloguées et sélectionnées dans Digikam.
Le dĂ©veloppement des fichiers RAW est ensuite rĂ©alisĂ© sous Darktable, avec un travail sur les contrastes, la dynamique et la colorimĂ©trie afin de restituer lâatmosphĂšre du concert.
Aujourdâhui, ce laboratoire photographique fonctionne sous Linux CachyOS.
Une chaĂźne libre et performante qui accompagne mon travail de Landes Photographe, avec une idĂ©e simple : laisser les outils numĂ©riques servir le reportage et non lâinverse. đ§đž
Avec ses 21 titres dans le set principal et quatre morceaux en rappel, le concert de Sum 41 à la Rock School Barbey fut un véritable best-of joué à pleine vitesse.
De Reason to Believe à Fat Lip, de The Hell Song à Still Waiting, sans oublier Pieces, We Will Rock You et Pain for Pleasure, le groupe a traversé son histoire devant un public bordelais particuliÚrement réceptif.
Le Best Off Tour portait bien son nom.
Pour Landes Photographe, cette couverture photographique conserve la mĂ©moire dâune soirĂ©e oĂč le pop punk, le rock alternatif, le punk hardcore et le metal alternatif se sont retrouvĂ©s dans lâintimitĂ© dâune salle bordelaise.
Une scĂšne. Une fosse. Des guitares. Des refrains hurlĂ©s Ă lâunisson.
Et Sum 41, lancĂ© Ă pleine vitesse. đžđ„
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