Le jeudi 1er novembre 2012, à 20h50, les amplis du Complexe de Bordeaux étaient prêts à envoyer les décibels.
Dans cette salle bordelaise située rue de la Faïencerie, la soirée réunissait Kells, Sylae et E-breed, une affiche résolument tournée vers les musiques rock et metal. Les archives de concerts du lieu confirment cette programmation du 1er novembre 2012.
Pour Landes Photographe, cette date représentait l'occasion de réaliser une nouvelle couverture photographique d'une scène française alors particulièrement dynamique.
Lorsque les lumières se sont éteintes, Sylae a investi la scène.
Le Complexe accueillait alors une programmation éclectique, allant du reggae au hip-hop en passant par le rock et le metal. Le 1er novembre 2012, l'affiche était clairement orientée vers les musiques électriques avec Kells, Sylae et E-breed.
Cette configuration permettait au public bordelais de découvrir plusieurs facettes de la scène rock et metal.
Sylae allait pouvoir défendre son univers devant une salle attentive, avec cette proximité particulière propre aux petites et moyennes salles de concert.
Sur scène, Vanessa, JR, Bob, Guillaume et Vince ont donné corps au projet Sylae.
L'intérêt d'un concert comme celui-ci réside dans cette capacité à transformer les morceaux en expérience collective.
Les guitares prennent une nouvelle dimension.
La rythmique devient physique.
Les éclairages sculptent les silhouettes.
Et le public participe naturellement à cette montée d'énergie.
C'est précisément ce type d'instant que recherche un photographe de concert : les secondes où la musique devient visible.
Un mouvement.
Une expression.
Une posture.
Un faisceau lumineux qui vient découper un visage.
Pour Landes Photographe, le concert devient alors une succession de moments à saisir au vol. 📸
Photographier un groupe de metal dans une salle comme Le Complexe demande de composer avec une lumière souvent très contrastée.
Les scènes de petites et moyennes salles offrent rarement la facilité des grandes productions de festivals. Les changements d'intensité sont rapides, les silhouettes peuvent disparaître dans l'ombre avant de réapparaître sous un projecteur.
Cette contrainte devient pourtant une véritable force photographique.
Elle permet de travailler les contrastes, les contre-jours, les silhouettes et les expressions.
Pour cette couverture de Sylae, mon regard s'est donc concentré sur l'énergie du groupe et sur cette relation particulière entre les musiciens, les lumières et le public.
Le contexte de cette soirée est également intéressant.
En 2012, le metal français dispose d'une scène particulièrement active, avec de nombreux groupes développant des univers personnels.
Quelques mois avant ce concert, Sylae avait notamment été associée au projet ambitieux Melted Space – From the Past, le metal opera conçu par Pierre Le Pape. La chanteuse Vanessa Lauriola y apparaissait dans le casting vocal, dans le rôle d'une Étoile. Cette participation illustre les passerelles existant alors entre les différents acteurs de la scène metal française.
Le projet réunissait notamment des artistes issus de groupes comme Kells, Gorod, Phazm, Otargos, Destinity, Carnival in Coal ou encore The Old Dead Tree, témoignant de la richesse de cette scène hexagonale.
Le Complexe de Bordeaux, situé au 24 rue de la Faïencerie, faisait partie des lieux permettant aux groupes émergents et aux formations plus établies de rencontrer leur public dans une configuration plus intimiste que les grandes salles.
Pour un photographe, cette proximité possède une qualité précieuse.
Les expressions sont accessibles.
Les gestes sont plus lisibles.
L'énergie circule directement entre les musiciens et les spectateurs.
Cette proximité donne aux images une dimension presque physique.
Couvrir Sylae en concert ne consistait pas simplement à réaliser quelques portraits.
L'objectif était de raconter la soirée :
Une bonne photographie de concert doit donner envie d'entendre ce que l'on voit.
Elle doit restituer une fraction de l'énergie ressentie dans la salle.
C'est cette sensation que j'ai cherché à conserver dans cette série.
Plus d'une décennie après cette soirée, les photographies prennent une autre dimension.
Elles témoignent d'une époque de la scène bordelaise et française, mais aussi d'un lieu qui accueillait régulièrement des artistes venus défendre leurs projets devant le public.
Le 1er novembre 2012, Sylae, aux côtés de Kells et E-breed, participait ainsi à une soirée où le rock et le metal occupaient le devant de la scène.
Pour Landes Photographe, conserver ces images revient à conserver une petite partie de cette histoire musicale.
Comme pour mes autres reportages musicaux, le développement reste volontairement bref.
L'importation et la sécurisation des photographies sont réalisées avec RapidPhoto Downloader.
La gestion, l'organisation et la sélection des clichés sont ensuite effectuées dans Digikam.
Enfin, le développement RAW et les ajustements de lumière, contraste et colorimétrie sont réalisés sous Darktable.
L'ensemble de ce flux photographique fonctionne aujourd'hui sous Linux CachyOS.
Un environnement libre et performant qui accompagne mon travail de Landes Photographe, des concerts intimistes aux grands festivals. 🐧📸
Une décennie plus tard, ces photographies permettent de retrouver l'atmosphère de cette soirée bordelaise.
Les lumières.
Les visages.
Les instruments.
Les gestes.
L'énergie.
Et cette proximité particulière qui existe entre un groupe et son public dans une petite salle de concert.
C'est finalement cela que j'aime dans le reportage photographique musical : transformer quelques fractions de seconde en souvenirs durables.
Le concert disparaît.
La lumière s'éteint.
Le public rentre chez lui.
Mais l'image reste.
📸 Sylae au Complexe de Bordeaux, 1er novembre 2012 : une page de plus dans les archives musicales de Landes Photographe.
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